Wednesday, September 3, 2008

RDC : Kinshasa pose ses conditions préalables aux APE

Le secrétaire général du ministère congolais du Commerce, Kwete Minga, a expliqué le 31 août dernier à Kinshasa les conditions préalables à la signature des accords de partenariats économiques (APE) avec l’Union européenne (UE). La République démocratique du Congo exige notamment l’accroissement de la production et des exportations, la révision du cadre normatif du commerce et le renforcement de l’intégration régionale pour limiter les conséquences de l’ouverture du marché à la concurrence internationale.

Pour clarifier les négociations autour des Accords de partenariat économique (APE) proposés par l’Union européenne, qui achoppent encore sur les insuffisances infrastructurelle et institutionnelle des pays africains à affronter la concurrence internationale, la République démocratique du Congo a posé le 31 août dernier les conditions préalables à la signature de tels accords.

Le secrétaire général du ministère congolais du Commerce, Kwete Minga, a expliqué au cours d'une conférence de presse tenue le 31 août dernier à la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), les conditions requises pour faire entrer la RDC dans l’arène de la concurrence internationale.

Le représentant du gouvernement explique notamment que pour espérer rivaliser sur le marché européen, la RDC doit au préalable assurer l'accroissement de sa production, le développement de ses exportations, l'amélioration de la réglementation du commerce ainsi que le renforcement de l'intégration régionale.

Il s’agit également selon monsieur Minga, de développer des programmes de promotion de la compétitivité de ses entreprises, de diversifier ses exportations ou encore d‘améliorer la qualité de ses produits et de leur conditionnement pour la sûreté du marché.

Le secrétaire général du Commerce a invité les instances publiques et privées à soutenir le contrôle qui permet d'améliorer la qualité des produits et de leur conditionnement.

La RDC négocie depuis 2003 un accord entre la zone Afrique - Caraïbes - Pacifique (ACP) et l'Union européenne dans le bloc des pays d'Afrique centrale, qui serait essentiellement basé sur des facilités commerciales octroyées aux pays ACP pour leurs partenaires de l'UE.

Les accords APE proposés par l’UE aux pays ACP sur la base d’une relation commerciale d’égal à égal, implique notamment une suppression progressive des barrières tarifaires et non tarifaires aux échanges entre leurs marchés, un ajustement des économies des pays ACP à travers notamment l'amélioration de la compétitivité des entreprises et le renforcement de l'intégration régionale.

Jusqu’à aujourd’hui, les négociations achoppent sur le degré de libéralisation tarifaire entre le bloc de l'Afrique centrale, qui réclame 60%, tandis que l'UE demande 80%. L'Afrique centrale voudrait huit ans pour se préparer à tout démantèlement tarifaire, alors que l'UE ne voudrait leur accorder que deux ans.

Les APE entre l'Afrique centrale et l'UE devaient entrer en vigueur dès le 31 décembre 2007 mais les pays de l'Afrique centrale n'étaient pas parvenus à s’entendre avant cette échéance. Seul le Cameroun était parvenu à la signature d'un accord intermédiaire avec l'UE le 17 décembre 2007.

Publié le 02-09-2008 Source : xinhua.net