Wednesday, November 19, 2014

Burkina Faso : vers une transition civile apaisée ?

via Le Monde.fr

Au lendemain du départ brutal de Blaise Compaoré, chassé du pouvoirle 31 octobre par une révolte populaire après vingt-sept ans de règne, bien peu auraient prédit une transition aussi rapide au Burkina Faso. Et pourtant… Lundi, les 23 membres du Conseil de désignation – issus des rangs de l'armée, des partis politiques, de la société civile et des organisations religieuses – se sont accordés sur le nom de Michel Kafando pour mener le pays jusqu'aux élections présidentielle et législatives, prévues en novembre 2015. La tâche était ardue, juge L'Observateur Paalga, expliquant qu'il fallait "trouver un homme ou une femme qui ait suffisamment d'épaisseur, de carrure et d'expérience pour conduire à bon port le bateau battant pavillon burkinabé". Si M. Kafando a été choisi pour le piloter, il le doit à sa stature de diplomate émérite, soulignent Afrique Inside et Le Faso.net, qui lui consacre un long portrait. De fait, à 72 ans, le nouveau président par intérim, qui a prêté serment mardi, a occupé à plusieurs reprises le poste de ministre des affaires étrangères (de 1977 à 1980, ainsi qu'en 1982) et de représentant auprès de l'ONU (de 1998 à 2011, après un premier passage entre 1981 et 1982). Autant dire qu'il est rompu aux arcanes de la politique. Une riche expérience pas forcément plébiscitée par la jeunesse, mais qui sera cruciale pour relever les défis qui attendent l'ex-Haute-Volta. "Plus qu'un honneur, c'est une redoutable responsabilité qui m'échoit. J'entrevois déjà les écueils et l'immensité de la tâche", a d'ailleurs déclaré l'intéressé (Jeune Afrique). A présent que la Charte de la transition a été signée, "les fruits tiendront-ils la promesse des fleurs ?", s'interroge Le Pays. Le Burkina Faso en a le devoir moral, estime le quotidien. Par respect pour "tous ceux qui n'ont jamais hésité un seul instant à dénoncer les pathologies du système Compaoré et dont certains ne sont plus de ce monde".

Saturday, October 25, 2014

Lessons From Versailles for Today’s Middle East (via Yale Global)

Discontent and chaos in the Middle East are rooted in treaties drafted at the close of World War I
Marc Grossman and Simon Henderson
YaleGlobal22 October 2014

The Middle East is in disarray and the international community is urged to tackle root causes of the conflict by focusing on the end of World War I and treaties behind many of the region’s borders. “Many groups came to Versailles to plead for the chance to determine their own futures only to discover that it was a principle not to be universally applied,” note Mark Grossman and Simon Henderson. Grossman is a retired US Foreign Service Officer and the former US Special Representative for Afghanistan and Pakistan; Henderson is director of the Gulf and Energy Policy Program for the Washington Institute for Near East Policy. Calls emerge for new leaders for the region and even new borders. Grossman and Hendrson urge the international community to coordinate on immediate priorities, including destroying the Islamic State, and ongoing challenges like the Israeli-Palestinian conflict. Extremists, growing in numbers, take advantage of century-old discontent. – YaleGlobal

1,200 Nigerian Special Forces are receiving training in Russia

October 23, 2014 via MISNA

More than 1,200 Nigerian security personnel are in Russia receiving anti-insurgent training by Russian special forces. The trainees on return will form a nucleus of the special forces brigade to in particular combat the Boko Haram terrorist group.
The majority of the personnel chosen for training are from the elite groups of the army, the police and intelligence services. Training courses, which last four months, are taking place in an undisclosed location under strict control of Russian authorities.
Nigeria’s Defence ministry confirmed the training program after the last group was photographed leaving Abuja’s Nnamdi Azikiwe international airport on September 25. The ministry also announced that the special anti-insurgent forces will be deployed in the States of Borno and Adamawa.
Apart from Russian training for its special forces, the Nigerian Army is looking for funds to purchase at least three advanced surveillance aircraft from the Czech Republic. Czech ambassador to Nigeria Pavel Mikes confirmed that the two countries agreed on the details of the purchase of up to three surveillance aircraft of unspecified make. Nigeria is also set to acquire 12 Mil Mi-35 helicopters from a Belarusian state-owned defence equipment manufacturer.
Early this month, President Goodluck Jonathan wrote to the Nigerian Senate requesting it to approve a special allocation of $1 billion to fight terrorism.

Tuesday, October 21, 2014

Le Yémen post-Saleh au bord de l'éclatement ?

via Lemonde.fr

Trois ans après la destitution d'Ali Abdallah Saleh, qui tint les rênes du Yémen pendant 33 ans, le pays va-t-il subir les affres d'une douloureuse partition ? Il en prend le chemin, estime Abdulrahman al-Rashed, le directeur général d'Al-Arabiya News Channel, redoutant que cette solution ne porte en elle les germes du chaos. De fait, les houthistes du Nord – rebelles de confession zaïdite, une branche minoritaire de l'islam chiite – tentent de tirer parti de la vacuité au sommet de l'Etat pour consolider leur assise territoriale. Avec succès. Depuis leur prise de Sanaa, la capitale, le 21 septembre, ils n'ont cessé de gagner du terrain, comme l'atteste la conquête, la semaine dernière, du port stratégique de Hodeida, sur la mer Rouge. Face à eux, néanmoins, se dressent les combattants sunnites d'Al-Qaida établis dans le Sud, qui leur opposent une résistance farouche dans les provinces de Baïda, Dhamar et Ibb. Les Yéménites, eux, sont divisés sur la montée en puissance des houthistes, observe Gulf News : d'aucuns louent leur sagacité politique, quand d'autres voient en eux une menace à la stabilité. Pour le Washington Post, la situation actuelle signe en tout cas l'échec de la stratégie mise en place par l'administration Obama, laquelle a certes contribué à la transition post-Saleh, mais sans aider le pays à se doter d'un cadre institutionnel pourtant vital. Sur le plan géopolitique, l'avancée des houthistes bouleverse les calculs politiques régionaux, dans la mesure où ils entretiennent des liens étroits avec l'Iran, note le chercheur américain Charles Schmitz dans Politico. L'Arabie saoudite nourrit ainsi une vive méfiance à leur égard et a mis en garde contre toute incursion sur son territoire (Bloomberg). Dans ce contexte tendu, The Peninsula Qatar appelle les houthistes à créer les conditions d'un véritable partage du pouvoir, seul gage d'avenir dans ce pays pauvre de 25 millions d'habitants. 

Monday, October 20, 2014

Basses eaux au Maroc


D'après un rapport du World Resources Institute, le Maroc compterait parmi les pays du monde où le "stress hydrique" est le plus important. Pour autant, la rationalisation de la consommation d'eau n'est pas d'actualité, faute d'actions de sensibilisation.
(Tel Quel)
Le World Ressources Institute a combiné douze indicateurs pour calculer le risque de stress hydrique de chaque pays. Le Maroc y est très mal noté : 4,2 sur 5. Il fait donc partie de la vingtaine de pays les plus menacés, placés en tant qu’« extrêmement risqués ». Les scientifiques alarment déjà depuis plusieurs années sur ce problème de pénurie, mais ce nouveau document offre l’avantage d’être précis, aussi bien au niveau de la localisation que des différents dangers. Pourtant, de son côté, la ministre déléguée en charge de l’Eau, Charafat Afilal, a déclaré ce 15 octobre que « la situation reste sous contrôle ».