Tuesday, October 21, 2014

Le Yémen post-Saleh au bord de l'éclatement ?

via Lemonde.fr

Trois ans après la destitution d'Ali Abdallah Saleh, qui tint les rênes du Yémen pendant 33 ans, le pays va-t-il subir les affres d'une douloureuse partition ? Il en prend le chemin, estime Abdulrahman al-Rashed, le directeur général d'Al-Arabiya News Channel, redoutant que cette solution ne porte en elle les germes du chaos. De fait, les houthistes du Nord – rebelles de confession zaïdite, une branche minoritaire de l'islam chiite – tentent de tirer parti de la vacuité au sommet de l'Etat pour consolider leur assise territoriale. Avec succès. Depuis leur prise de Sanaa, la capitale, le 21 septembre, ils n'ont cessé de gagner du terrain, comme l'atteste la conquête, la semaine dernière, du port stratégique de Hodeida, sur la mer Rouge. Face à eux, néanmoins, se dressent les combattants sunnites d'Al-Qaida établis dans le Sud, qui leur opposent une résistance farouche dans les provinces de Baïda, Dhamar et Ibb. Les Yéménites, eux, sont divisés sur la montée en puissance des houthistes, observe Gulf News : d'aucuns louent leur sagacité politique, quand d'autres voient en eux une menace à la stabilité. Pour le Washington Post, la situation actuelle signe en tout cas l'échec de la stratégie mise en place par l'administration Obama, laquelle a certes contribué à la transition post-Saleh, mais sans aider le pays à se doter d'un cadre institutionnel pourtant vital. Sur le plan géopolitique, l'avancée des houthistes bouleverse les calculs politiques régionaux, dans la mesure où ils entretiennent des liens étroits avec l'Iran, note le chercheur américain Charles Schmitz dans Politico. L'Arabie saoudite nourrit ainsi une vive méfiance à leur égard et a mis en garde contre toute incursion sur son territoire (Bloomberg). Dans ce contexte tendu, The Peninsula Qatar appelle les houthistes à créer les conditions d'un véritable partage du pouvoir, seul gage d'avenir dans ce pays pauvre de 25 millions d'habitants. 

Monday, October 20, 2014

Basses eaux au Maroc


D'après un rapport du World Resources Institute, le Maroc compterait parmi les pays du monde où le "stress hydrique" est le plus important. Pour autant, la rationalisation de la consommation d'eau n'est pas d'actualité, faute d'actions de sensibilisation.
(Tel Quel)
Le World Ressources Institute a combiné douze indicateurs pour calculer le risque de stress hydrique de chaque pays. Le Maroc y est très mal noté : 4,2 sur 5. Il fait donc partie de la vingtaine de pays les plus menacés, placés en tant qu’« extrêmement risqués ». Les scientifiques alarment déjà depuis plusieurs années sur ce problème de pénurie, mais ce nouveau document offre l’avantage d’être précis, aussi bien au niveau de la localisation que des différents dangers. Pourtant, de son côté, la ministre déléguée en charge de l’Eau, Charafat Afilal, a déclaré ce 15 octobre que « la situation reste sous contrôle ».

Tuesday, October 7, 2014

L'Europe, destination noire pour les migrants (vie Le Monde)

"Destination la plus dangereuse du monde" pour les migrants, c'est ainsi qu'est qualifiée la "forteresse-Europe" dans le récent rapport  de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon cette dernière, sise à Genève, 
4 000 immigrés sont morts en Méditerranée depuis janvier, mais des experts estiment qu'ils seraient en réalité trois fois plus, avançant que, "pour un mort retrouvé, deux ne le seront jamais", précise RFI . Sur les quatorze dernières années, cela représente huit disparus par jour, s'alarme Le Courrier de l'Atlas , qui pointe les violences en Irak, en Syrie et en Libye pour expliquer les départs en masse de migrants tentés par l'Europe. Alors que le quotidien algérien El-Watan compare la Méditerranée à un "tombeau à ciel ouvert", cela n'empêche pas les candidats au départ d'être toujours plus nombreux, à l'image d'Abdoulaye, un jeune Sénégalais de 16 ans qui a rejoint l'Italie et expliqué à RFI  : "J'ai vendu mon chameau et je suis parti." Si les migrants sont en majorité originaires d'Afrique et du Moyen-Orient, tout particulièrement dans des pays où les populations sont menacées par les conflits ou l'instabilité politique, l'Italie fait partie des premières destinations visées, ce qui l'expose particulièrement aux drames humains, regretteL'Espresso . Il y a un an, le 3 octobre 2013, au moins 366 migrants trouvaient la mort après le naufrage de leur embarcation au large de l'île italienne de Lampedusa, rappelle tristement La Repubblica , un drame de l'immigration ressenti comme un "électrochoc" et qu'il convient de ne pas oublier (RFI ).

Tuesday, September 30, 2014

A New 'Dawn' for the Niger Delta - by the Bureau of Conflict and Stabilization Operations

Bureau of Conflict and Stabilization Operations
September 25, 2014

Dear colleagues,
Nigeria faces some serious challenges, but it also offers great hope. Meet Regina Josiah, one of 21 young people from the Niger Delta who our coalition selected to learn filmmaking and who have become positive role models for restive youth. Regina received an opportunity to tell her own story, through film, about how violence has affected her and to help produce episodes for a reality TV series that our bureau had a hand in creating.
"Our film is a good one that is telling people why we shouldn't go into violence because violence is not the best solution," she told U.S. officials. "This film you are about to watch is going to make a great change in this community and in the whole wide world." She went on to thank ourambassador to Nigeria and the show's director "for everything you have done in our lives."

Thursday, September 25, 2014

La déception culmine après le sommet climatique

Le découragement domine après la réunion des dirigeants mondiaux mardi et mercredi lors d'un sommet historique à New York pour évoquer le réchauffement inquiétant de la planète. "Les leaders mondiaux ont échoué à élever les esprits" pour la cause du climat, tonne Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela, dans The Guardian, en condamnant plusieurs jours de débat "dépassionnés". Parmi les éléments décevants du sommet, les absences remarquées du président chinois et du premier ministre indien, qui ont chacun envoyé leurs représentants, alors que leurs pays culminent respectivement à la première et la troisième place des pays qui polluent le plus, remarque CBC. "Evidemment, c'est toujours mieux que les plus hauts représentants soient présents", a grincé, amer, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon (The Washington Post). Accentuant l'inaction du sommet, le Brésil a refusé de promettre un recul de la déforestation — alors qu'il en est le principal coupable —, arguant qu'il n'était "pas au courant" de cette priorité, note The Independant. Au total, l'ONU n'a récolté que 2,3 milliards de dollars pour son fonds réservé à l'environnement, alors que son  objectif est de réunir 10 milliards d'ici à la fin de l'année, et 100 milliards par an à partir de 2020, rappelle la RTS. La France a donné 1 milliard de dollars, une somme élevée et proportionnelle aux échéances de 2015, puisque c'est Paris qui accueillera le prochain sommet du climat, dont le but est de parvenir à un nouvel accord environnemental qui prendra effet après 2020, précise France 24. Initiative inédite, l'Europe et la Chine ont pour la première fois préparé un texte commun en vue de ce sommet, impulsé par l'ONG Chine-Europe, où plusieurs acteurs de la société civile chinoise proposent une position différente de celle du gouvernement.