Friday, November 27, 2015

Le Burkina Faso vers une gouvernance apaisée ?

via LeMonde.fr

Marquée par moult rebondissements, dont un pronunciamiento éphémère à la mi-septembre, la parenthèse de la transition se referme au Burkina Faso. Dimanche, près de 5,5 millions de citoyens seront appelés aux urnes pour choisir leur prochain président et 127 députés lors d'élections générales ayant valeur de test sur la maturité démocratique de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest (ex-Haute- Volta), un peu plus d'un an après la chute de Blaise Compaoré. Sur les quatorze candidats en lice pour la magistrature suprême, deux paraissent avoir la faveur des pronostics : Roch Marc Christian Kaboré et Bénéwendé Sankara. L'ombre de Thomas Sankara, le chef de la révolution burkinabé assassiné le 15 octobre 1987 à Ouagadougou dans des circonstances troubles, plane lourdement sur ce scrutin, observe La Nouvelle Expression. L'enquête sur la mort du dirigeant anti-impérialiste et panafricaniste – réhabilité et élevé au rang de martyr il y a peu – avait été bloquée lorsque Blaise Compaoré tenait les rênes du pays. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l'ancien parti au pouvoir, ne présente aucun candidat à la présidentielle, mais se voit déjà en "faiseur de roi" en cas de second tour, note la Deutsche Welle. Si la campagne s'est déroulée dans un climat globalement pacifique, les citoyens demeurent partagés entre espoir et inquiétude (AllAfrica.com). Quel que soit le futur impétrant, il devra placer au cœur de ses préoccupations plusieurs questions essentielles, à commencer par la transparence des institutions et l'alternance politique au sein du gouvernement, estime la BBC. Candidat indépendant atypique, Boukaré Ouédraogo plaide, lui, en faveur d'une solution des plus radicales : construire une prison pour les anciens dignitaires du régime Compaoré (Koaci.com). Son ambition ? "Lutter farouchement contre les détournements des deniers publics et les fraudes fiscales." Pour sauver la réputation du Burkina Faso en tant que "Pays des hommes intègres". 

Thursday, November 19, 2015

Rwanda : l'espoir d'alternance politique enterré ?

Un à un, les obstacles s'effacent. Après la chambre basse du Parlement, le Sénat rwandais a adopté mardi, à l'unanimité de ses vingt-six membres, une réforme constitutionnelle censée permettre au président, Paul Kagamé, en fonction depuis 2000, de briguer un troisième mandat, rapporte Voice of America. Grâce à de subtiles contorsions juridiques, que détaille The New Times, l'actuel chef de l'Etat, âgé de 58 ans, pourrait enchaîner un nouveau septennat (à partir de 2017), puis deux quinquennats. Autrement dit, se maintenir théoriquement au pouvoir jusqu'en… 2034 (Mail & Guardian). Les autorités ont présenté cet aggiornamento constitutionnel comme le fruit d'un souhait populaire, ce que contredisent de nombreux observateurs, à l'instar de Filip Reyntens, professeur à l'université d'Anvers (Belgique), sollicité par la Deutsche Welle. De leur côté, l'opposition rwandaise et les Etats-Unis ne cachent pas leur inquiétude sur l'avenir de la paix et de la démocratie au "Pays des mille collines" (Press Afrik). Dans un éditorial, au début de novembre, The Rwanda Focus (proche du gouvernement) insistait sur la nécessité d'éviter toute forme d'aventurisme politique, arguant que les institutions n'étaient pas assez solides pour faire face aux éventuelles conséquences qu'aurait l'absence, à la tête du pays, du "seul homme capable d'assurer sa stabilité". Avec un "Parlement monochrome acquis à la cause du prince", la perspective d'alternance s'amenuise, s'inquiète à l'inverse Le Pays, qui ne peut s'empêcher de lancer un "Bienvenue au royaume de Kagamé !" aussi ironique qu'amer. Le site Guinée Conakry Info ne s'y trompe pas non plus. Derrière "l'habillage démocratique" et la "potion des pétitions" – ces "consultations faussement populaires" que prise Kigali – il dénonce ce qui, selon lui, est au cœur du système Kagamé : la "volonté de conservation du pouvoir". A n'importe quel prix.

via leMonde.fr

Thursday, November 12, 2015

47ème assemblée générale de l’Association des compagnies aériennes d’Afrique (AFRAA)

Au total, 35 compagnies aériennes ont participé aux assises

Fatima Beyina-Moussa, directrice générale d’ECAir, Equatorial Congo Airlines, (www.flyecair.com), la compagnie aérienne nationale de la République du Congo, a présidé les travaux de la 47ème assemblée générale de l’Association des compagnies aériennes d’Afrique (AFRAA).  L’événement placé sous le haut patronage de SEM Denis Sassou N’Guesso, Président de la république du Congo, s’est déroulé du 8 au 10 novembre 2015, au Complexe sportif de la Concorde, à Kintélé, sous le theme ‘’Cieux ouverts : Croissance par la compétition et la collaboration’’.

Au total, 35 compagnies aériennes ont participé aux assises. Plus de 300 participants ont échangé sur les stratégies à adopter pour favoriser la mise en œuvre de la décision de Yamoussoukro, qui consacre le libre accès des transporteurs aériens aux liaisons intra-africaines. Pourtant adoptée par 44 Etats en novembre 1999, seuls 11 Etats africains se sont engagés à ce jour à l’appliquer effectivement.

Dès l’ouverture des débats, les responsables des compagnies aériennes membres de l’AFRAA ont reçu un soutien de poids : celui du Président congolais, Denis Sassou N’Guesso : “ L’un des grands mérites de votre association est d’avoir compris que l’union fait la force et que dans votre secteur d’activités le salut réside dans la nécessaire solidarité, dans l’indispensable mutualisation et l’incontournable synergie. Votre association poursuit des ambitions et des objectifs qui sont en parfaite harmonie avec l’Union africaine “, a déclaré le chef de l’État congolais.

La participation active de Denis Sassou N’Guesso lors de cette 47ème assemblée générale de l’AFRAA est hautement symbolique. La République du Congo a entrepris de faire du transport aérien l’un des axes majeurs de sa stratégie de diversification économique. Ces dernières années, le Congo s’est en effet doté d’infrastructures de pointe dans ce domaine. D’importants investissements ont été consentis pour construire ou réhabiliter neuf aéroports, dont trois de classe internationale, parmi lequel figure l’aéroport de Maya-Maya à l’architecture hyper-moderne. Surtout, le pays a mis sur pied une compagnie aérienne, ECAir, qui, en l’espace de quatre ans seulement, s’est imposée comme la référence du transport aérien de passagers en Afrique centrale.

Pour sa part, Fatima Beyina-Moussa, qui a dirigé l’AFRAA durant cette année a indiqué : “Chez ECAir, nous avons choisi de négocier avec nos confrères et avons pu aboutir à des accords interlignes avec TAC, Asky, Ethiopian, South African Airways, Air Algérie et à l'exploitation de la ligne Brazzaville- Beyrouth en collaboration avec Trans Air Congo. Je suis d'ailleurs heureuse de vous annoncer que Kenya Airways et ECAir ont décidé de collaborer de manière étroite dans un proche avenir. J'en profite pour remercier mon collègue Monsieur Mbuvi Ngunze, Directeur Général de Kenya Airways.”

Edmund Makona, directeur général de Air Zimbabwe succède à Fatima Beyina-Moussa à la tête de l’AFRAA. Air Zimbabwe organisera la 48ème assemblee générale de l’AFRAA du 20 au 22 novembre 2016 à Victoria Falls, au Zimbabwe. 

L'UE se tourne vers l'Afrique, d'aucuns se ferment (via Le Monde)

Le sommet européen de La Valette, qui s'est ouvert mercredi en présence d'une cinquantaine de dirigeants africains et européens, a insisté sur la nécessité de solutions communes à la crise migratoire mettant à mal la cohésion de l'Union européenne (UE). Mais, sur le terrain, les Etats européens ont continué d'appliquer des décisions isolées. Comme la Hongrie, la Slovénie a commencé à ériger une clôture le long de certaines parties de sa frontière avec la Croatie, expliquant vouloir mieux contrôler l'afflux de migrants qui souhaitent passer par son territoire pour se rendre dans d'autres parties de l'UE. Depuis la mi-octobre, environ 180 000 personnes sont entrées en Slovénie. Beaucoup viennent d'Afghanistan et de Syrie, deux pays en proie à la guerre civile. La plupart souhaitent se rendre en Autriche et, de là, en Allemagne. La Suède a annoncé parallèlement qu'elle allait instaurer des contrôles provisoires à ses frontières. Le pays prévoit l'arrivée de quelque
190 000 demandeurs d'asile cette année, soit le double du record atteint au début des années 1990. "Certains pays ont adopté une attitude d'Europe forteresse", a déploré à La Valette la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini. "Ensemble, refusons la stigmatisation, la politique des barricades et le repli sur soi", a lancé de son côté le président du Sénégal, Macky Sall. Les Européens espèrent toutefois convaincre les dirigeants africains de les aider à freiner les flux de migrants. Ils proposent notamment un fonds d'aide pour leur continent, que la Commission européenne espère porter à 3,6 milliards d'euros, avec la contribution des 28 Etats membres. L'un des points les plus épineux concerne les "retours et réadmissions" en Afrique des migrants irréguliers, que l'UE veut accélérer. La réadmission "dépend aussi des conditions qui seront mises en place", selon le président nigérien, Issoufou Mahamadou. Le sommet devrait déboucher sur un "plan d'action", avec aides financières et logistiques, et des plans de réinsertion ciblés pour les migrants irréguliers renvoyés vers l'Afrique.

Thursday, October 22, 2015

vu sur le net: ces leaders africains fauchés au sommet

Depuis 1910, pas moins de 28 chefs d'Etat africains ont été tués alors qu'ils étaient au pouvoir. Parmi eux, Anouar El-Sadate, Thomas Sankara ou encore Mouammar Kadhafi. Dans une infographie détaillée, Jeune Afrique revient sur cent ans d'assassinats politiques.