Saturday, November 22, 2008

RAPPORT - L'Egypte 115ème dans le rapport de l'organisation Transparence Internationale

jeudi 20 novembre 2008

L'Egypte a été classée 115ème dans le rapport de l'organisation Transparency International (TI), reculant ainsi de dix places par rapport à la classification de 2007 (105ème place sur 180 pays) et de quarante-cinq places par rapport à celle de 2006 (70ème place). Au niveau du Proche-Orient, l'Egypte est classée 13ème. Le rapport souligne que l'Egypte "est plus proche des pays corrompus"

L'organisation, qui se consacre à la lutte contre la corruption, considérée comme l'entrave la plus importante dressée face au développement économique et social dans le monde, affirme dans son rapport que "malgré sa poursuite en Egypte, la corruption est publiquement discutée".

Photos Transparency International - Logo et thème de la campagne en cours

Création d'une alliance de droit pour la lutte contre la corruption
Le directeur du centre du soutien du développement et de la réhabilitation institutionnelle, Hani Ibrahim, a annoncé la création d'une alliance pour la lutte contre la corruption. Cette alliance, regroupant des membres des municipalités, des journalistes, des dirigeants des ONG, est financée par les Etats-Unis "un million d'USD pour deux ans".
M. Ibrahim a souligné que l'alliance visait à soutenir les efforts sociaux destinés à la lutte contre la corruption et à la découverte de ses motifs.
Il a confirmé l'importance à faire face à l'accroissement des investissements étrangers en Egypte via l'augmentation des taux de la transparence et de l'intégrité au sein de la société. Il a de même fait état d'un plan destiné à la découverte de la corruption dans les secteurs du développement, comme la santé, l'enseignement, et l'administration locale.

Motifs de la corruption en Egypte
Parmi les motifs directs, M. Ibrahim a fait état de la pauvreté, du chômage, de l'ingérence de l'Etat dans les activités économiques, de la baisse des salaires des employés de l'Etat par rapport à ceux du secteur privé, les restrictions imposées à la circulation des données, et le non-enracinement des valeurs de la transparence, de l'intégrité et de la centralisation dans la gestion.

Mesures pour la lutte contre la corruption
Le ministre d'Etat pour le développement administratif Ahmad Darwich a confirmé le sérieux du gouvernement dans la lutte contre la corruption via la fondation du comité national de lutte contre la corruption et du comité de transparence et d'intégrité au ministère et juge nécessaire l'application de la bonne gouvernance.
"Un formulaire sera distribué aux services gouvernementaux pour évaluer la performance des employés", a-t-il dit.

Safaa ISMAIL (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) jeudi 20 novembre 2008