Wednesday, September 18, 2013

CAPITAL-INVESTISSEMENTS : I'indienTata Capital Ltd s'intéresse à la plateforme mauricienne

La société indienne étudie la possibilité d’enregistrer à Maurice un fonds de USD 300 M ciblant l’Afrique

Tata Capital Ltd, une société de gestion des fonds d’investissements créés à l’initiative du groupe Tata de l’Inde, se propose de lancer un fonds de capital-investissements (Private Equity Fund) d’environ USD 300 millions (environ Rs 9 mds) dédié au financement de ses différentes initiatives sur le continent africain. L’annonce a été faite par Ashutosh Tyagi, senior vice-président de Tata Capital Ltd, dans le cadre de la conférence sur le capital-investissements organisée par le Board of Investment à l’hôtel Hilton. Ashutosh Tyagi a laissé entendre que Tata Capital étudiait la possibilité d’enregistrer le fonds à Maurice. Par ailleurs, lors de cette conférence, le directeur exécutif de la Japan External Trade Organisation, à Johannesbourg, a annoncé la venue le mois prochain d’une délégation de représentants de différentes sociétés japonaises basées en Afrique du Sud.


La création d’un fonds orienté exclusivement vers l’Afrique, a indiqué Ashutosh Tyagi, se situe dans le cadre de la stratégie d’investissements à long terme du groupe Tata. La filiale du groupe tournée vers le capital-investissement, Tata Capital Private Equity, veut créer un fonds d’environ USD 300 millions pour investir principalement dans des sociétés spécialisées dans le commerce de produits de consommation courante ainsi que des activités agricoles et agro-industrielles. Le fonds compte également se pencher sur les possibilités d’investissements dans des secteurs comme l’énergie renouvelable, l’industrie légère et les services financiers. Le senior vice-président de Tata Capital a annoncé que, pour les besoins des opérations du fonds, le groupe Tata misera sur ses propres ressources humaines vu qu’il emploie déjà environ 4 000 personnes dans différents pays d’Afrique.

Ashutosh Tyagi a indiqué que la levée de capitaux pour l’institution du fonds spécial n’a pas commencé et a fait comprendre qu’il faudrait environ une année et demie pour que celui-ci soit opérationnel. Ashutosh Tyagi a ajouté que ce fonds, dédié à l’Afrique, pourrait être enregistré à Maurice, les promoteurs pouvant se laisser attirer par les divers accords de non-double imposition signés par Maurice avec des pays africains.

Le groupe Tata a fait des investissements dans plus d’une douzaine de pays africains et les revenus annuels de ses opérations africaines s’élèvent à environ USD 3 milliards. Le groupe, a souligné Ashutosh Tyagi lors d’une session de la conférence sur le Private Equity consacrée aux investissements provenant d’Asie et allant en direction de l’Afrique, se dit « très intéressé » à étendre sa présence sur le grand marché continental. Le groupe Tata, a-t-il soutenu, est réconforté par la croissance économique soutenue , l’urbanisation accélérée et la progression des dépenses de consommation sur le plan continental.

Outre les opérateurs économiques de la Grande Péninsule, ceux des autres « grands » d’Asie (Chine, Japon et Corée du Sud) lorgnent davantage vers l’Afrique. Selon Kimihiko Inada, directeur exécutif de la JETRO à Johannesbourg, on recense plus de 330 sociétés japonaises opérant dans une cinquantaine de pays africains (Afrique du Nord inclue). Une centaine sont basées en Afrique du Sud. La majorité de ces entreprises participant à un sondage de la JETRO ont annoncé que leur performance s’est améliorée ces dernières années et ont, en outre, fait savoir que la tendance se poursuivra au cours des prochaines années.

Kimihiko Inada a fait ressortir que les sociétés japonaises continueront à chercher des opportunités d’affaires en Afrique et a, dans la foulée, évoqué le déplacement à Maurice, du 9 au 12 octobre prochain, d’une mission conduite par la Japanese Chamber of Commerce and Industry basée en Afrique du Sud. « Nous viendrons voir sur place quelles sont les opportunités qu’offre Maurice aux sociétés japonaises désirant faire des affaires en Afrique », a indiqué Kimihiko Inada. La délégation d’affaires japonaise comprendrait des opérateurs dans les secteurs des services financiers, commerciaux, et des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et des fonds d’investissements.

Par ailleurs, Luis Zhengyi, directeur exécutif du China Africa Development Fund (CADF) – qui participait également à la session sur le flux d’investissements de l’Asie vers l’Afrique –, a déclaré que l’incursion des opérateurs économiques chinois en Afrique s’est accélérée ces six ou sept dernières années. L’un des investissements majeurs a été la prise de participation de l’Industrial and commercial Bank of China dans le capital du groupe bancaire sud-africain, la Standard Bank. Il y a, a soutenu Luis Zhengyi, une politique d’encouragement des sociétés chinoises à s’implanter à l’étranger. Les investissements chinois sont surtout dirigés vers des secteurs comme l’exploitation des ressources naturelles, la construction, l’agriculture et les services financiers.

Le CADF, qui a démarré ses opérations en 2007, a déjà investi dans quelques 70 projets dans une trentaine de pays africains. « Nous avons un fonds très diversifié », a déclaré Luis Zhengyi. Ce dernier a fait remarquer que la direction du fonds considère Maurice comme une importante juridiction financière et que la CADF a déjà contribué à la réalisation de sept projets à Maurice. « Nous encourageons d’autres entreprises à s’implanter à Maurice », a ajouté Luis Zhengyi, avant de se dire « confiant » en un avenir « prometteur » pour les entreprises chinoises en Afrique.

Cette même confiance est partagée par le Dr Hae Jung, vice-président de l’Africa-Asia Business Council du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Président de la société sud-coréenne MK International, le Dr Hae Jung a parlé des perspectives économiques et sociales « intéressantes » en Afrique et a noté que Maurice est un centre financier sécurisant prônant la bonne gouvernance et la transparence, tout en offrant des opportunités, notamment à travers son réseau d’accords de non-double imposition avec des pays africains.

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  • Mission à Maurice le mois prochain de plusieurs sociétés japonaises basées en Afrique du Sud
Source - ARTICLE PARU DANS LE MAURICIEN | 

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