Maurice : batailles pour signer les APE
D’un côté, sur les hauteurs boisées de Petersberg, des ministres de chaque État membre de l’Union européenne. De l’autre, en contre-bas dans le village de Königswinter, la délégation des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Le décor est plan-té pour la réunion informelle des minis-tres en préparation de la signature des Accords de partenariat économique (APE), qui s’est tenue les 12 et 13 mars près de Bonn, en Allemagne. Une grande première.
L’enjeu est de taille et Maurice était représentée par son ambassadeur basé à Bruxelles, Sutiawan Gunesse.
« La continuité des relations économiques avec l’Europe est vitale », a-t-il déclaré. Ainsi, Maurice soutient ses pairs de la Southern African Development Commu-nity (SADC), la communauté de développement de l’Afrique australe et s’engage à signer les APE d’ici la fin de l’année.
Les cinq autres partis du groupe ACP ont également déclaré s’engager à conclure ces accords, non sans avoir émis des réserves. En commun, les États ACP ont fait un plaidoyer pour plus de soutien dans le renforcement des capacités, ainsi que pour la non-réciprocité, dans une certaine mesure, sur les échanges commerciaux.
Un nouveau cadre doit être établi
Selon Sutiawan Gunesse, le « défi capital » pour Maurice est de préserver les acquis lors des précédentes négociations sur le sucre. Il a également souligné que Maurice est prête à étendre ses négociations dans le domaine du service.
Un point de vue que ne partagent pas forcément d’autres pays de la ré-gion, qui préfèrent se concentrer d’a-bord sur le commerce de biens. C’est d’ailleurs le terrain d’entente et la base adoptés par les pays ACP pour poursuivre les négociations.
La délégation ACP a déclaré qu’il est tout à fait réaliste de conclure les accords avant 2008. « Il n’y a pas d’autres alternatives que de signer », ont indiqué bon nombre des membres de la délégation ACP, sur divers tons, variant entre l’enthousiasme et la résignation. Les régulations sur les échanges commerciaux entre l’UE et les États ACP, prévues par les accords de Cotonou, prendront fin cette année. Un nouveau cadre doit être établi pour les remplacer. Ce qui ex-plique l’empressement des deux parties pour parvenir à un accord.
« L’Europe est notre principal partenaire et donateur et personne n’a intérêt à ce qu’un vide s’installe après cette année », a commenté notre ambassadeur. Des ONG ont suggéré de reporter ces signatures pour laisser aux pays ACP le temps de mieux se préparer aux éventuelles adaptations engendrées par les APE. Mais la plupart des membres de la délégation estiment qu’une prolongation des échéances mettrait leurs pays dans des situations pour le moins précaires et nuisibles.
Après ces réunions préliminaires, les deux parties se retrouveront pour con-duire les travaux jusqu’à la conclusion – coûte que coûte – des APE, qu’ils espèrent pour la fin de cette année, au plus tard.
Source : L'Express dimanche (Maurice)
L’enjeu est de taille et Maurice était représentée par son ambassadeur basé à Bruxelles, Sutiawan Gunesse.
« La continuité des relations économiques avec l’Europe est vitale », a-t-il déclaré. Ainsi, Maurice soutient ses pairs de la Southern African Development Commu-nity (SADC), la communauté de développement de l’Afrique australe et s’engage à signer les APE d’ici la fin de l’année.
Les cinq autres partis du groupe ACP ont également déclaré s’engager à conclure ces accords, non sans avoir émis des réserves. En commun, les États ACP ont fait un plaidoyer pour plus de soutien dans le renforcement des capacités, ainsi que pour la non-réciprocité, dans une certaine mesure, sur les échanges commerciaux.
Un nouveau cadre doit être établi
Selon Sutiawan Gunesse, le « défi capital » pour Maurice est de préserver les acquis lors des précédentes négociations sur le sucre. Il a également souligné que Maurice est prête à étendre ses négociations dans le domaine du service.
Un point de vue que ne partagent pas forcément d’autres pays de la ré-gion, qui préfèrent se concentrer d’a-bord sur le commerce de biens. C’est d’ailleurs le terrain d’entente et la base adoptés par les pays ACP pour poursuivre les négociations.
La délégation ACP a déclaré qu’il est tout à fait réaliste de conclure les accords avant 2008. « Il n’y a pas d’autres alternatives que de signer », ont indiqué bon nombre des membres de la délégation ACP, sur divers tons, variant entre l’enthousiasme et la résignation. Les régulations sur les échanges commerciaux entre l’UE et les États ACP, prévues par les accords de Cotonou, prendront fin cette année. Un nouveau cadre doit être établi pour les remplacer. Ce qui ex-plique l’empressement des deux parties pour parvenir à un accord.
« L’Europe est notre principal partenaire et donateur et personne n’a intérêt à ce qu’un vide s’installe après cette année », a commenté notre ambassadeur. Des ONG ont suggéré de reporter ces signatures pour laisser aux pays ACP le temps de mieux se préparer aux éventuelles adaptations engendrées par les APE. Mais la plupart des membres de la délégation estiment qu’une prolongation des échéances mettrait leurs pays dans des situations pour le moins précaires et nuisibles.
Après ces réunions préliminaires, les deux parties se retrouveront pour con-duire les travaux jusqu’à la conclusion – coûte que coûte – des APE, qu’ils espèrent pour la fin de cette année, au plus tard.
Source : L'Express dimanche (Maurice)
